Soppong et Mae Lana

Je ne vous cache pas qu’avec le retard accumulé, l’exactitude des faits relatés devient difficile… Cela me servira de leçon pour les prochains voyagent. Du moins je l’espère.

Avant de quitter Pai, nous réservons auprès de l’agence de Guy, un français installé en Thaïlande depuis plus de vingt ans, une après-midi rafting. Cela nous permet aussi de négocier plus facilement avec lui un trajet gratuit pour Soppong, d’où commencera l’excursion.

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Le 20 octobre 2014, Julie et moi poursuivons donc notre route jusqu’à Soppong, dans la province de Mae Hong Son. Cette région est réputée pour sa beauté épurée et authentique, bien loin des infrastructures touristiques et du tumulte urbain. Ce qui n’est finalement pas si étonnant pour la province la moins densément peuplée du pays.
Et en effet, sitôt quitté Pai, nous nous replongeons dans une Thaïlande plus rurale, où la nature semble avoir gardé ses droits. Les décors superbes défilent, des reliefs montagneux verdoyants succèdent peu à peu aux rizières et plaines vallonnées, et de temps à autre surgit un hameau plongé dans une torpeur paresseuse.
Nous arrivons à Soppong dans la matinée.
Nous dénichons une petite pension très agréable, le Little Eden Guesthouse, tenue par Phen une propriétaire chaleureuse, mariée à un allemand. Nous dormons dans un bungalow à l’intérieur sommaire mais propre, et entouré d’un très beau jardin luxuriant. Mais le vrai plus de cet établissement est la cuisine de Phen, absolument délicieuse.

Nous profitons de l’après-midi pour explorer les alentours en scooter, une façon décidément bien agréable de parcourir le pays. Soppong, petit village marchant, est situé dans le district de Pang Mapah, dominé par la chaîne montagneuse de  Daen Lao. Forêts denses à flanc de montagne, rivières tumultueuses,  et grottes de roche calcaire nous attendent. La région abrite également diverses tribus comme les Karen, les Lisu, et les Lahu.

Nous nous arrêtons d’abord à Mae Lana, village de Shan, autre ethnie Thaï. Quelques habitations, des vaches et poules, un petit temple, pas un bruit, l’endroit jouit d’une atmosphère de bout du monde. Nous visitons le temple et faisons un petit tour à pieds. La vie paraît bien paisible dans ces terres reculées, si bien que nous aurions presque envie de chuchoter pour ne pas troubler le calme des lieux.
Nous nous arrêtons déjeuner dans une sorte de petite épicerie. La propriétaire ne parle pas un mot d’anglais et c’est son fils âgé d’une dizaine d’années qui grâce à quelques notions nous aide à commander ce qui semble être le plat du jour. La barrière de la langue limite notre communication verbale mais n’empêche pas d’échanger de nombreux sourires tout aussi forts de signification. Parfois, le sourire bienveillant d’une vieille dame ou le regard curieux d’un enfant suffisent à offrir un joli moment de partage.

Nous passons deux heures à nous imprégner de la douceur et de la plénitude du village, puis nous partons visiter la grotte de Tham Lot. Longue de plus d’un kilomètre et demi et parcourue par un ruisseau sur 600 mètres, elle est l’une des plus imposantes du pays. Son accès est payant et la visite guidée obligatoire pour ne pas se perdre dans ce dédale de stalagmites et stalactites où certaines parties se traversent en radeau.

De retour à notre hôtel, nous passons une soirée calme en compagnie de Phen qui nous raconte son histoire. Demain, c’est par une voie un peu plus originale que nous poursuivons notre route : le fleuve.

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