Villa de Leyva

Si Bogotá ne m’a pas laissé un souvenir impérissable, Villa de Leyva relève largement le niveau, devenant mon premier coup de coeur colombien.

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Le réveil à 4h15 du matin n’est pas si difficile grâce au décalage horaire. Soffia à la gentillesse de se lever et même de me préparer un petit sandwich pour mon voyage, une vraie perle colombienne. Départ à 5h15 pour Villa de Leyva, j’ai l’agréable surprise de découvrir des bus ultra modernes avec sièges qui s’abaissent et Wi-Fi à bord svp.
Au cours de ces premiers jours je découvre également « l’horaire colombienne » à savoir que cinq minutes françaises équivaut à vingt minutes ici. Comme en Asie, c’est tranquiiille. Je comprends à présent pourquoi mon amie Natacha est toujours en retard… ;)
Les 3h30 de trajet annoncées se transforment donc en 4h45. Mais au fur et à mesure du voyage, j’ai la joie de constater que le béton fait place à une belle nature verdoyante. Et arrivée à Villa de Leyva, le feeling est là.

Bien loin de l’agitation et de l’effervescence de la capitale,  cette ville est éblouissante de charme et de simplicité. Mesdames laissez les talons au placard car la quasi-totalité de la ville est pavée et ce de façon très irrégulière. Les maisons sont d’un blanc immaculé, les portes en bois sont peintes en bleu, vert ou juste vernis, de gros bougainvilliers débordent de par-dessus les murets, le soleil frappe haut dans un ciel sans nuage, il y a comme un goût de paradis dans l’air.

Arrivée sur la grande place, je savoure l’instant présent et admire les façades encore ornées des décorations de noël, la fontaine qui trône fièrement au centre du lieu, l’enfant qui joue au ballon avec son père et les petits vieux assis sur un banc à l’ombre de l’église. La place est immense, 120 mètres carrés, et entourée pour l’essentiel de cafés et restaurants. Recommandé par mon Lonely Planet, j’entre dans le Café de la Plaza, typiquement sud-américain avec des murs oranges et blancs, un mobilier en bois et son lot d’habitués. Je m’offre mon premier café tinto (noir) colombien pour la bagatelle de 1500 pesos soit moins d’1 euro. Il m’est servi avec une petite paille, c’est à priori comme cela qu’il se boit ici.

Puis je pars en route pour ma première auberge de jeunesse du voyage et il faut dire que je tape très fort. Certes un peu excentré à vingt minutes de marche, l’endroit est superbe. De la végétation foisonnante et luxuriante autour de laquelle évolue une terrasse desservant de jolies chambres propres, des hamacs et carillons suspendues, l’endroit invite à la paresse et la magie opère.

Je dépose mes affaires et repars à la découverte du centre ville. Petit arrêt à l’Office du tourisme où un guide ultra serviable me donne tous les bons plans du coin.
J’oublie cependant le plan pour me perdre au hasard des rues qui se ressemblent mais dans lesquelles il est agréable de se promener. Certains bâtiments renferment ce qu’ils appellent ici des centres commerciaux mais qui vraiment ressemblent plus à des cours ombragées entourées de boutiques et/ou restaurants.

Je décide d’effectuer la marche d’1,5km qui mène jusqu’à un point de vue sur la ville. Ce que j’ignore en partant c’est que la route est extrêmement pentu et en plein cagnard. Autant dire que la sportif du dimanche/asthmatique qui est en moi en prend un sacré coup et ce d’autant plus avec l’altitude. Il me faut environ 35 minutes pour venir à bout de ce chemin. Seuls deux autres voyageurs se sont aventurés ici et c’est à trois que nous contemplons avec le saint-père l’immense vallée qui s’offre à nos yeux.

La descente est forcément beaucoup plus chouette et rapide,  et en un rien de temps je retourne dans le centre où je m’attable devant un smoothie à la mangue rafraîchissant et savoureux dans une jolie cours fleurie.

Puis je termine cette fin d’après-midi par un peu de lèche-vitrines dans les boutiques d’artisanats.
Retour à l’hôtel pour me doucher, je rencontre en chemin Enrique, colombien de 63 ans mais qui à l’air dans faire la cinquantaine. Au volant de son 4×4 orange, il propose de me déposer, adorable. En me changeant, je découvre avec horreur de sacrés coups de soleil,  une bonne leçon pour moi, désormais la crème solaire ne me quitte plus. Je retourne dîner en ville. Pour la première fois je mange seule dans un restaurant. Et ce n’est en fait pas désagréable du tout. J’apprécie d’autant plus mon repas, un poisson grillé (ne me demandez pas lequel), des légumes et pommes de terre, tout en écoutant la musique latino-américaine. L’endroit est quasi désert mais il est vrai que j’ai croisé peu de touristes pour le moment. Je flâne encore dans quelques magasins et rentre me coucher.

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Ce matin je décide d’aller voir le marché bio du village. Or, j’ai beau faire le tour du pâté de maison plusieurs fois, impossible de mettre la main dessus, comme si il n’existait pas. Soit, je fais un dernier tour en ville et retourne chercher mes bagages. Je tombe de nouveau sur Enrique qui descend en ville. Il me propose de le rejoindre partager un café dans le centre avant de partir. Ce que j’accepte volontier, après tout le voyage c’est aussi les rencontres et dans ce cas une belle occasion pour moi de pratiquer mon espagnol et faire connaissance avec les colombiens. Nous nous retrouvons au Café de Plaza et papotons une heure durant de nos vies respectives. Mon nouvel ami insiste pour m’offrir ma boisson puis m’accompagne jusqu’à la gare routière et ne part pas avant de s’assurer que je sois dans le bon bus. Un vrai ange gardien.

Une réflexion sur “Villa de Leyva

  1. Super, Sandra. Je ne me souviens pas avoir visité cette ville. Mais c’était il y a tellement longtemps. Bises

    *Marie-Françoise Maury* *Tél. 06 11 80 73 92*

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