Sogamoso

Je poursuis ma route toujours avec pour guides mon instinct et mon Lonely Planet. Une région encore inexplorée de la masse touristique attire mon attention : la province de « Sugamuxi » (la vallée du Soleil en chibcha, la langue du peuple ancien Muiscas). La ville principale, Sogamoso, possède peu d’attraits mais sert de point de liaison principal entre les différents villages coloniaux de la région.

Je prends donc un premier bus de Villa de Leyva à Tunja (quarante-cinq minutes de route) où je croise six compatriotes. A Tunja, ils suivent l’itinéraire classique en direction de San Gil, mais quelque chose me dit de ne pas en faire autant. Je monte donc dans un second bus pour Sogamoso (environ une heure trente de trajet). A mon arrivée, Juan, propriétaire de l’auberge où je vais séjourner, passe me chercher. Dix minutes plus tard, nous arrivons à la Finca San Pedro, petite oasis de verdure dans une ville très bétonnière et sans charme. La Finca est très spacieuse avec plusieurs chambres et dortoirs, deux salons, deux cuisines, des hamacs, salle de yoga, potager, jardin, etc. Je m’y sens aussitôt bien. La mère de Juan, petit bout de femme drôle et dynamique, me dépose dans un supermarché car je compte bien économiser des sous en cuisinant pour les prochains jours. Me voilà donc telle une véritable colombienne à déambuler dans les rayons, cherchant mes repères parmi tous les produits qui me sont inconnus. Difficile pour moi de me fondre dans la masse, je ne me fait toujours pas aux nombreux regards qui me dévisagent telle une extraterrestre. De retour à la Finca, trois californiennes m’offrent de partager leur diner, ce que j’accepte bien volontier, ravie de pouvoir enfin papoter.

Le lendemain le programme est assez light, je profite du petit déjeuner pour rencontrer de nouvelles têtes et je sympathise avec deux canadiens, quatre hollandais et un anglais. Durant l’après-midi, je décide d’aller faire un tour à la Playa Blanca, l’une des plus hautes plages du monde (3 015 m). Pour s’y rendre, j’emprunte un premier bus à la sortie de l’auberge jusqu’à Aquitania. A mon arrivée, je découvre un village en fête, avec stands en tout genre. Il me faut attendre quarante minutes pour le prochain, et un chauffeur de bus me tient gentiment compagnie. Il me parle de la vie ici et me demande ce que je pense de son pays, ravi que des étrangers viennent jusqu’ici. Vingt-cinq minutes de trajet plus tard, je dévale un chemin sablonneux et m’empresse d’aller mettre les pieds dans l’eau du Lac de Tota, brrr elle est fraîche ! Mais avec cette chaleur c’est un rafraîchissement bienvenu.
Je me trouve un petit coin d’ombre et lézarde pendant deux heures avec un sentiment agréable de vacances et de liberté.


Une fois rentrée à l’hôtel, je pars en mission shopping avec Elise, la canadienne, Fleur et Chantal les hollandaises, et Juan comme chauffeur. Nous allons acheter de quoi pique-niquer pour la randonnée que nous avons réservé le lendemain avec les garçons. Moment très fun, Juan lâche quatre nanas survoletées dans un grand supermarché, comme un jour de soldes. Oui, ils nous en faut vraiment peu.

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